CR stage initiateur cascade de glace du 9 au 15 Février 2013 à Guillestre

 

Encadrants : Nicolas Kalisz (Guide), Patrick Jeandidier (Instructeur alpinisme FFCAM)
Participants : Augustin et David (Grenoble), Yannick et Patrick (Clermont), Philippe et Patrick (Bourg en Bresse), Pascal (Montpellier), Nicolas et Hervé (Toulouse), Philippe (Saint Gaudens).

Dimanche 10/02
Cr d’Hervé (Toulouse) :
Après une bonne nuit dans la confortable auberge de jeunesse de Guillestre, nous partons à 8H30 découvrir le panneau école d’Aiguille.
C’est un site artificiel de glace alimenté par des tuyaux d’arrosage auxquels sont reliés des gicleurs. Ce site permet à une dizaine de cordées de grimper dans des longueurs de 15 à 25 mètres allant du grade 3 au 5+.
La température de -18°C nous invite à nous équiper rapidement afin de nous agiter dans ces longueurs. L’objectif des encadrants est de vérifier le niveau de chacun afin de proposer un programme adapté pour la suite de la semaine. Cet objectif est vite rempli et nous partons passer l’après midi dans les cascades de glace de Ceillac.
Après dix minutes d’approche depuis le parking, nous formons 2 collectives dans le couloir en Y (2 cordées dans le couloir de droite (grade 3) et 2 cordées dans le couloir de gauche (grade 3+).
La grimpe déroule, tout le monde est autonome et à l’aise dans ce niveau d’escalade.
Retour à l’auberge à 18H avec l’envie de retrouver Ceillac.

Lundi 11/02/13
Cr de David (Grenoble) :Au lever, la neige est tombée toute la nuit et on découvre une couche de 30 cm de neige fraiche.
Après que patrick se soit engouffré sa bouillie à base de muesli et Nico sa pomme de la journée, on décolle direction Ceillac et ses formes du chaos (grade 4). Le chaos commence dès la montée où le Tepee n’arrive plus à avancer et doit mettre ses chaines.
Au parking, une fois les cordées formées on se dirige vers l’attaque : 2 cordées à gauche à supporter Patrick et 2 cordées à droites avec Nico.
Les 2 premières longueurs sont très froides et humides… En plus de la neige qui recouvre la glace et des spindrifts qui nous arrosent, on doit subir les chansonnettes de Patrick.
Les 2 autres cordées avec Nico disparaissent de notre vue, on ne les retrouvera qu’à la fin de la journée au parking. Les longueurs s’enchainent tranquillement jusqu’au magnifique tube, puis le ressaut final.
Une fois au sommet, un coup de radio aux cordées restantes dans la voie nous apprend qu’ils en ont encore pour un moment. Malgré la tentative de Nico de nous décourager d’aller tâter Sombrero (juste parce qu’ils n’auront surement pas le temps de nous rejoindre…), on décide de passer voir les conditions. Celles-ci s’avèrent bonnes et Yannick enchaine brillamment la longueur clé (grade 5). Chacun de nous suivra son exemple en profitant des broches qu’il a installées. Seul Patrick renoncera au challenge et préfèrera offrir une bouteille de champagne pour féliciter Hervé !!
On déséquipe ensuite rapidement pour rejoindre le reste de la troupe qui vient d’arriver à la voiture.
S’enchaine apéro puis débriefing dont on retiendra la fameuse phrase de Nico : « On ne peut pas s’affranchir des règles que le milieu nous impose » Chacun de nous essaye encore de comprendre le sens profond de cette phrase.
Après le champagne, une soupe et des patates, c’est l’heure de dormir pour enchainer une grosse journée demain, direction : les Orres.

mardi 12 février 2013
Cr d’Augustin (Grenoble) :
A peine réveillé on rentre tout de suite dans le vif du sujet avec un Nico une fois encore philosophe, « mieux vaut amener le sucre au yaourt que le yaourt au sucre » !! C’est murissant ces sages paroles que nous prenons la route des Orres.
Un beau décor de lendemain de chute de neige, tout est blanc, le soleil est là, la bonne humeur aussi. On forme les cordées, Nico et Patrick échangent leurs places, pour le reste on reste comme hier. On s’équipe et prend la direction de Clara et Nadia. La courte approche dans une belle poudreuse nous fait tous regretter nos skis. Une fois au pied, la sanction tombe, d’autres ont été plus rapides que nous, les lignes sont prises, pas la peine de rester la à se prendre de la neige et de la glace sur le casque, « on change de crémerie » ordonne Patrick.
La crémerie suivante c’est Aiguilles ; ce coup là tout le monde connait le spot et prend le temps de profiter du soleil au pique nique avant de poser les premières broches d’une grosse aprèm de grimpe. En tête, en tête avec les broches en place, en moulinette, du dry, tout y passe, même Nico nous montre qu’il sait poser ses pointes correctement.
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, sauf le rendez vous du débriefing et la philosophie de Nico ; on retiendra aujourd’hui : « Je vous fournis le do, ré, mi, fa, sol, la, si, do, à vous de faire la symphonie ».

Mercredi 13 février 2013
Cr de Phiphou (Saint Gaudens) :
Décidément les jours se suivent et se ressemblent !!!
Sur les indications d’un autochtone, nous nous dirigeons vers un jardin secret connu des seuls grimpeurs du cru. Mais voilà, un nouveau but nous attend. Demi tour et direction case départ. Les cascades ne sont pas en condition. Ce sera CEILLAC, avec une mission évaluation.
Deux groupes de deux cordées forment une collective CAF, avec un leadeur par cordée et un chef de course par groupe. Nico et Patrick prenant en compte un groupe chacun pour évaluer nos faits et gestes.Pour un groupe se sera le Y de droite et pour l’autre le Y de gauche. Après quelques menus réglages chacun part réaliser sa voie.
A l’issue nous partons pour EASY RIDER, ça parpine pas mal et nous sortirons rapidement de cette voie car les retardataires du second groupe on décidé de venir nous rejoindre dans cette goulotte.
La sortie et le retour se font tranquillement.
Je vous l’ai dit, les jours se suivent et se ressemblent !
Apéro, débriefing et phrases à l’emporte pièce, sauf qu’aujourd’hui patrick à choisi de rivaliser avec Nico. Pour lui se sera « le tout se résume à la surcharge connitive », tandis que Nico renchérira avec un « il faut faire attention parce que autrement psicht pschit pschit »

Jeudi 14 Février :
Cr Patrick (Bourg en Bresse) Groupe 1 :
En ce jour de St Valentin, notre groupe a quitté l’auberge de bonheur (7h30 c’est dur pour des vacances à la montagne !) pour la vallée de Freissinière. Il fait très froid ce matin (-18°C autant dire que ça serre les pierres !)
Au parking, Il faut prendre une décision : faire deux groupes pour rechercher des sensations dans des niveaux différents.
Le premier groupe (Pascal, Nicolas, les 2 Philippes, Patrick (Bourg) partiront avec Patrick J. vers Fracastaurus (grade 3+/4). Du parking on ne voit pas la cascade. Une passerelle permet de traverser le ruisseau, puis remonter le vallon en tirant au pied de la cascade dans un grand couloir. 4 longueurs avec des petits ressauts à 75° (c’est dit dans le topo), mais si on cherche bien on peut trouver un peu plus… une petite dentelle (qui résonne !!! ) et une dernière longueur en cigare à 85°…
Là, tout de monde est un peu cuit sur les deux cordées et le petit casse-croûte s’impose avant la redescente en rappel. Après trois longueurs, retour dans la pente de neige. Le premier Philippe s’essaie à la plongée tête première, le second au toboggan…
Enfin, la voiture nous attend dans laquelle nous rentrons à 6 (conduite par un policier !!!) et direction le bar local pour attendre le reste du groupe…

Cr Yannick (Clermont Ferrand) groupe 2 :
Le deuxième groupe (Augustin, David, Hervé, Patrick (Clermont) et Yannick) drivé par Nicolas se dirigent vers la directe de l’arc de cercle (grade V). Vu du bas un gros morceau de 200m de long formé d’un ensemble de rideaux. A la voiture tout le monde fait les cent pas pour se réchauffer en se préparant. L’approche est déjà un petit combat brassage jusqu’à mi-cuisses dans une bonne peuf. A l’arrivée au pied quatre chamois nous régalent les yeux. Du côté gauche Augustin se prépare suivi de David et Yannick.
Pour l’équipe des schtroumpfs (et oui ils sont tout bleu !) c’est Patrick (Clermont) qui s’y colle. La première longueur n’est pas très relevée mais demande un peu d’attention (glace de plaquage avec des incrustations de neige) longueur de 60 m. Et là comme le dit le dicton c’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur !!! et quel MUR. Une succession de rideaux tous verticaux les seuls repos sont des grottes derrière les rideaux. C’est l’option que suit la cordée d’Augustin avec des relais dans les grottes. Le premier n’est pas très confort (très humide) le deuxième grand confort une belle grotte où nous trouvons un anneau qui nous servira pour la descente.
Les schtroumpfs passe le relais à grand schtroumpfs qui se la tape directe par la droite, pour lui pas de repos, il tire une longueur de 50 m d’une traite. Sorti des rideaux, une petite traversée nous ramène dans l’axe de « l’arc de cercle ». Sortie commune par une dernière longueur qui nous amène au pied d’un mélèze pour le rappel de descente. Une première longueur de 50m nous amène dans la grotte, une seconde jusqu’à l’arbre du premier relais et une dernière nous pose au pied des sacs. Descente en glissades pour certain et d’autre plus classique sur leurs pied.
Pour conclure une belle ligne exigeante où il faut ne pas mollir. Pour ce qui est des conditions météo syndrome de Raynaud s’abstenir !

Vendredi 15 Février
Cr Pascal (Montpellier)
Le dernier jour est nettement moins engagé, mais pas forcément plus facile : séance pédagogique d’encadrement de groupes.
Au menu, trois situations d’animation : jeunes débutants, initiés et avancés, et trois groupes d’encadrants, avec programmes d’activité à mettre en place et à faire vivre.
Il s’agit d’un jeu de rôle, le contexte est fictif, mais les cobayes débordent d’imagination pour faire plus vrai que nature et pourrir la vie des encadrants successifs.
On en préfèrerait le grade 5 sous les spins-drifts où l’onglée au relais, mais il faut se concentrer car l’exercice est sérieux et conditionne l’obtention du diplôme d’initiateur cascade : on est donc pas là que pour rigoler !
Verdict de Patrick et Nico après le case croûte de midi (au soleil : on est dans les alpes du sud, ne l’oublions pas).
Résultats de la validation à encadrer : tout bon pour certains et à reconfirmer pour d’autres.
Que nos Cafistes de base se rassurent donc, le niveau de leurs initiateurs est vraiment contrôlé et le diplôme final n’est pas une formalité.
Fin de stage et séparation vers 14 h avec l’impression générale d’avoir réellement progressé dans notre pratique et d’être plus sûrs encore vis-à-vis des membres du club qui nous confient leurs rêves et leur sécurité.

Un grand merci à Patrick pour son enthousiasme communicatif, sa disponibilité, et l’énergie qu’il consacre bénévolement pour faire  avancer une cause qui est bien plus qu’associative , sportive ou catégorielle.
Un coup de chapeau à Nico pour le pointu de ses compétences et la pertinence de ses analyses.
Au final je crois qu’on a tous aussi une sincère reconnaissance envers le Club Alpin – en l’occurrence de Toulouse- et envers notre Fédération en général, pour sa capacité à organiser un transfert de valeurs et à maintenir – bien seule parfois, il est vrai- une dynamique qui peut paraître désuète aux esprits superficiels, mais qui est en réalité extraordinairement futuriste : elle s’appelle le militantisme.

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