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Durée : du samedi 13 au 14 janvier 2024

Discipline : ski alpinisme

Lieu : Mérens / Aston

Encadrants : Samy DESHOULIERES

Participants : Joris, Nicolas et Titouan.

Conditions météo : Samedi : soleil et voilé en fin de journée - Dimanche : partiellement voilé

Lien photos : https://photos.app.goo.gl/zzD3fdUA22oM8Su48

Ça y est, après 2 weekends annulés à cause de mauvaises conditions météo, la troisième tentative sera la bonne. Pour ma première sortie organisée, je décide de mettre le cap sur les secteurs de Mérens et d'Aston. Ce sont des secteurs que je connais bien, et surtout, qui sont accessibles en train.

J'en profite pour faire une petite parenthèse sur l'impact de nos activités de montagne. De manière générale, on pense que le ski de randonnée est beaucoup plus vertueux que le ski en station. Mais si on se penche sur les émissions d'une station, 57% sont générées par le transport (accès à la station) et 27% le logement. Au final, seulement 2 % des émissions sont induites par l’organisation et la gestion de la station : dameuses, remontées mécaniques, enneigeurs. (source : Panorama économique des domaines skiables 2022-2023)

Pour minimiser notre impact, le train s'avère donc être une bonne option, et bien moins fatiguant que le vélo… Cela permet aussi une plus grande flexibilité concernant l'itinéraire, car on peut choisir une gare d'arrivée différente de la gare de départ.

Au programme donc : départ depuis Mérens puis arrivée à Luzenac, en passant par le Rébenty, Prat Redoun, col de Belh, col du Rieutort et enfin col de Didorte.

La journée du samedi commence avec une quasi grasse mat', car le premier train allant jusqu'à Mérens part à 7h47 de Matabiau, le train de 6h47 s'arrêtant à Ax les Thermes. J'arrive avec un peu d'avance, de peur qu'une horde skieurs remplissent le train et nous contraignent à faire le trajet debout. Mission accomplie, j'arrive à réserver un carré avec 4 places. Nicolas et Joris me rejoignent quelques minutes plus tard et Titouan saute dans le train à Portet. On se retrouve plutôt bien installé pour ce trajet de 2h.

On démarre la journée à 10h20, le train ayant un peu de retard à cause de l'habituel "train croiseur" (cette ligne de train n'a qu'une seule voie, les trains ne peuvent donc se croiser qu'en gare). Comme prévu, les conditions sont top, c'est tempête de ciel bleu ce samedi.

On chausse les skis dès le démarrage du GR10, à 1080 mètres. Je sens rapidement que Titouan a le feu aux jambes, je le laisse donc passer devant. C'est au final lui qui nous fera la trace la majeure partie du weekend.

On quitte ensuite le GR un peu avant d'arriver à la Jasse de Mourguillon pour se diriger vers le plateau de Savis. Cet itinéraire a été choisi sur les conseils d'Alain afin d'éviter les fortes pentes sud au niveau de la crête de la Lhasse.

Et en effet, on crève de chaud à la montée, le soleil tape fort, on est donc content d'avoir choisi cet itinéraire. Après 4h30 d'effort et presque 1400 mètres de dénivelé, nous voilà enfin au sommet du pic de Rébenty. On dépote rapidement car on se fait secouer par de fortes rafales, puis on file tout droit vers la cabane de la Jasse de Llerbes.

On est agréablement surpris de trouver une cabane vide. On se décide donc à passer la nuit-là plutôt que de descendre jusqu'à la cabane de Prat Redoun, de peur qu'elle soit pleine. Titouan se propose d'aller chercher du bois, faire la trace ne l'a apparemment pas assez fatigué ! Heureusement d'ailleurs, car cela nous permet de profiter d'une soirée chaleureuse auprès du feu, pendant qu'un vent glacial souffle dehors.

Le lendemain matin, on prend notre temps, avec un départ un peu avant 9h. Pas de difficulté sur la redescente jusqu'à Prat Redoun, la neige est très agréable à skier. A notre grand étonnement, aucune trace autour de la cabane, personne n'est venu profiter de ces conditions exceptionnelles.

La remontée vers le col de Belh est en revanche beaucoup plus pénible. On se retrouve avec des gros sabots sous les skis malgré des peaux bien fartées le matin. Les 450 mètres de dénivelés nous semblent interminables. On passe ensuite le col de Terre Nègre et du Rieutort avant de s'offrir une belle descente vers la cabane du Rieutort.

La remontée vers le Col de la Didorte est bien plus aisée que la précédente, avec des peaux qui ont pu sécher lors de la pause pique-nique. On se régale en redescendant jusqu'à la Jasse de la Mouillerasse, toujours aucune trace, on est seul au monde.

Ça se complique ensuite, avec un terrain très peu pentu et un enneigement qui cache partiellement les cailloux. Arrivés à Sourtadel, on enfile les baskets pour faire les derniers kilomètres sur la route. On vise le train de 17h30, le timing est serré, on accélère donc le pas. On arrive finalement 5 minutes avant le train, bien fatigués par cette longue et fastidieuse redescente.

En conclusion, je dirais qu'il serait peut-être plus judicieux de faire l'itinéraire dans l'autre sens, avec un départ depuis Luzenac afin de remonter ce vallon interminable au lieu de le descendre. Un retour via le plateau de Beille peut être aussi envisagé, en faisant attention à bien se synchroniser avec la navette qui redescend aux Cabannes.

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