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C’est toujours avec beaucoup d’émotions de regarder se construire un nouveau talent.

Le samedi 11 juin marquait l’organisation de la première randonnée de Manu L. Alors tout était près, tout même plus….

Le lieu de rassemblement de ce baptême ne pouvait être autre que Jules Julien et à 6H30 précise, il ne faut pas tenter de changer un des fondements du CAF, même si habilement notre encadrant a déjà dérogé à cette règle ancestrale, en confiant cette mission à ses deux co-encadrants (et pas les moindres). L’appel est fait et hop départ pour la première étape Marte Tolosan pour retrouver notre encadrant et partir vers le parking de la centrale hydro électrique du Bocard au pied du Pic de l’HAR, à 930 m d’altitude.

Conformément aux données du BRA, les crampons sont mis au fond du sac, un tour rapide est fait des éléments de sécurité et des réserves d’eau : la journée sera chaude. Après un rappel du trajet , le départ est donnée.

Début tranquille en fond de vallée. Une rencontre fortuite au pied d’une cascade avec un troupeau de chevaux, marquant le début de l’ascension. Ce coin de l’Ariège (vallée du Biros) allie nature et traces historiques laissées par l’homme de par l’exploitation des minerais. Reste les vestiges de cette activité qui nous permettent de deviner les conditions de travail rudes supportées par les mineurs. Demeure aujourd’hui au milieu de ces ruines industrielles une autre activité humaine, les estives encore bien présentes dans cette vallée.

Notre rude et rapide ascension nous conduit jusqu’aux mines de Bentaillou où nous retrouvons le GR 10 que nous empruntons jusqu’à la crête de la Serre d’Araing : vue imprenable sur l’étang d’Araing et son refuge. Après une petite collation, nous quittons le GR pour emprunter le PR du Pic de l’HAR en passant par le col du Bentaillou (2222 m).

Au sommet (2424 m d’altitude), un paysage panoramique nous attend en récompense, où nous pouvons admirer le Néouvielle, le Pic du Midi de Bigore et tous les sommets du Couseran.

Après la pause méridienne, nous descendons dans la combe Nord EST, zone qui justifiait d’après le BRA le portage des crampons car des névés de 40 cm de neige devaient persister. Point de névés, mais de magnifiques rhododendrons à porté de vue (où azalées appartenant à la famille des Éricacées, mais je m’égare, nous ne sommes pas dans la rando botanique) et une biche égarée cherchant le frais dans un petit névé sous l’œil attentif de quelques faucons fauves.

Nous continuons à descendre parmi des prairies pentues en direction de la cabane d’Ourdouas: la question qui se pose à ce moment précis de la randonnée : est-il mieux de traverser une forêt d’orties ( n’est-ce pas Alexandre) ou une forêt de bruyères, plus douce au toucher mais riche en tiques (n’est ce pas Pascal) : la question reste encore à cette heure sans réponse …

Nous faisons une halte près d’une source, judicieusement trouvée par notre encadrant, permettant un rafraîchissement, nécessaire pour tous. Après cette partie hors sentier, nous retrouvons le PR et traversons une forêt puis un torrent où nous devinons les travaux d’une passerelle, mais non finie… Après la descente d’une croupe un peu raide, nous prenons le chemin conduisant vers Elies le Haut. Nous en profitons, avant de retourner à notre point de départ, pour admirer les cabanes en pierre, pour certaines transformées en gîte.

Alors en bref, 1500 m de dénivelé, 17 kms. 7 personnes au départ, 7 personnes à l’arrivée.

Un grand merci et bonne route à notre nouveau encadrant, qui a su accompagner en toute sécurité ce petit groupe, garder l’esprit de solidarité et de convivialité qui fonde le CAF