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Pour cette randonnée la destination devait se limiter au Pic des Trois Seigneurs, en boucle depuis La Courbière, près de Rabat les Trois Seigneurs.

Ce pic se trouve au point de rencontre de trois vallées : Massat, Vicdessos et Rabat les Trois Seigneurs. Les Seigneurs se seraient rencontrés sur la dalle sommitale pour établir un traité sur les droits des différentes vallées.

Ce chaînon est d’orientation Nord Sud, il constitue une barrière naturelle entre le Couserans, à l’Ouest et la Courbière à l’Est.

Le temps était plutôt couvert, mais annoncé calme jusqu’à mi-journée, puis plus humide dans l’après-midi.

C’est un plaisir de se reconnecter avec la nature et d’observer son évolution suivant les saisons.

Cette évolution des couleurs nous marque la fin d’un cycle de végétation.

Le vert a quitté son hégémonie pour céder la place à des jaunes, ocres et rouges qui illuminent notre observation en l’absence d’un grand soleil. Même les mousses ont repris du volume et de la couleur, après un été ou elles semblaient bien déshydratées.

Nous choisissons de passer en premier par l’Etang long puis l’Etang Bleu afin d’avoir une première étape marquée par sa visite d’un point remarquable au cas où il y aurait de difficultés à atteindre notre objectif.

L’itinéraire est facile, on remonte le ruisseau de la Courbière puis le ruisseau d’Embans, dans le cirque éponyme.

La traversée de la forêt est magnifique et facile à gravir. Le cirque d’Embans, avec ses murailles d’un granit foncé et austère est zébré d’une multitude de cascades éphémères, suite à une neige tombée précédemment mais qui fond car la saison n’est pas encore assez froide pour la conserver.

La température baisse à mesure que l’on monte.

En sortant de la forêt vers 1600m, la vision lointaine à disparue, nous entrons dans une brume assez épaisse qui transcende notre randonnée. Le paysage s’adouci, devient plus vallonné, plus d’arbres mais tapis de rhododendrons. En quelques mètres, la visibilité devient très floue, il est évident que nous avons changé de région, que nous nous trouvons maintenant en Mongolie Septentrionale avec sa végétation rabougrie, complètement désertée par l’humain et les animaux, aucune trace dans cette la neige qui forme déjà une couche homogène. Pas de cabane dans les environs, un voyage rapide dans cette région lointaine, avec un bilan carbone hyper positif.

Le vent tourbillonnant ne facilite pas l’observation dans un système de bosses difficile à repérer par manque de visibilité. Il s’agit de deviner le chemin entre les rhodos. L’Etang Long et l’Etang Bleu se situent sur un balcon, au dessous du Pic de Peyroutet. Il devient difficile d’identifier la forme des étangs dans les bourrasques de vent et la neige qui tombe par rafales.

Le terrain n’est pas trop pentu, l’équipe est ravie par ce paysage assez inattendu, nous prenons tout de même la décision de laisser l’ascension du Pic pour une autre foi, de ne pas trop s’attarder à la contemplation de l’Etang qui n’est pas vraiment Bleu, et de reculer la pause du casse-croute jusqu’à une zone plus clémente et plus tempérée.

Pour redescendre Il nous faut tout d’abord traverser la Jasse de l’Etang Bleu, une zone humide et vallonnée dans tous les sens, puis de suivre le versant du ruisseau de Barataus, où nous retrouverons la forêt et une ambiance moins agitée.

Un casse-croute pris rapidement en nous abstenant de déguster de magnifique champignons rouges tachetés de blanc, du plus bel effet.

Un peu plus tard la pluie s’épaissie, mais la voiture n’est plus loin. C’est avec plaisir que l’équipe a fait connaissance dans ce paysage féérique et par temp très tourmenté.

Finalement nous sommes allés jusqu’en Mongolie septentrionale, en 755m de dénivelé et 10km de parcours, n’est-ce pas un exploit ? ou tout du moins un régal !!

Merci aux participantes.

lien pour les photos : https://photos.app.goo.gl/YNqJg825ix2kmUuM7