Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Samedi: Pic de la mine depuis col de porté-Puymorens

Météo : variable, avec beaucoup de vent. Froid.

Neige :  Couche de neige fraîche et poudreuse sur de la neige dure. Sur certains secteurs, la neige fraîche était soufflée. Le haut du Pic de la Mine semblait bien soufflé, de nombreux cailloux étaient apparents.

Groupe : 8 participants + 2 encadrants:  Groupe débutant, avec pour certains, n'ayant jamais fait de ski de rando. Tous avaient annoncé être des skieurs de pistes, i.e. savoir descendre tous types de pentes.

La course : Bis repetita. Pour une sortie débutant (celle-ci était prévue au programme), avec le manque de neige en dessous de 1800 m, et une réticence à faire de la route, me revoilà à proposer une sortie sur le secteur autour de l'Andorre. Début de course typique avec un rappel sur l'utilisation du DVA, un rappel sur le matériel (positions marche ou ski, sur les chaussures et sur les skis). Et c'est parti. Après le long faux plat, on s'est attaqué au petit couloir à 30° au dessus de la stèle pour pratiquer les conversions avec les couteaux. Tout le monde s'en est bien sorti. Certains ont fait du rab de conversions en allant sur la crête quand d'autres ont longé des pentes plus douces. Une fois sur la crête, le vent nous a cueilli, et ne nous a  plus lâché de toute l'ascension. Nous nous sommes arrêtés au dessus du dernier télésiège, renonçant au sommet à cause d'un vent très fort. On a quand même fait deux fois la "coma del prat de l'orri de la Vinyola" (cf carte IGN sur geoportail.fr), offrant de la neige sympa et des pentes pour tous les goûts.

L'après course : Nuit à l'auberge du Nabre, où certains se sont essayés au bains chauds dans les sources sulfureuses. Apéro auprès des cafistes de Montpellier. Repas toujours aussi bon préparé par l'inusable Jackie, l'hôte de l'auberge pleine d'énergie.

Retex (retour d'expérience) de l'encadrant: Deux encadrants sur cette sortie, mais un seul qui "prend en main" la course. Cela permet à l'autre de voir le groupe sous un autre œil, et aussi de voir la posture de l'autre encadrant. Situation très enrichissante, car à travers l'autre, on apprend sur soi.

Photos: suivre le lien: https://photos.app.goo.gl/eZuLHRk7kJ3SiBFG7

 

Dimanche: col du MontMalus

Météo : couvert le matin, avec légère chute de neige (il a neigé pendant la nuit), avec beaucoup de vent sur les crêtes.Très froid.

Neige :  Couche de neige fraîche et poudreuse. Pas de neige dure rencontrée.

Groupe : 10 participants + 2 encadrants:  même groupe que la veille avec deux cafistes en plus. Il faut ajouter aussi les invités que sont les ampoules sur quelques pieds et des douleurs persistantes provoquées par les chaussures.

La course : C'est au moins la 5e fois que je fais ce col et j'ai encore découvert un autre itinéraire pour l'ascension, en commençant par prendre la direction du circuit des pessons. Très sauvage (relativement aux autres), très beau, avec quelques passages techniques très sympas (cf trace sur la photo). Avant le dernier effort sous le col on a mis les couteaux par sécurité. Arrivée au col sous un vent du nord très fort et glacial. La redescente s'est passée sans encombre, même si il a fallu accompagner certains à cause du vent, du froid, et du ciel "bas et lourd qui pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis" (Spleen, C. Baudelaire). En effet, face aux éléments déchaînés, on peut se sentir fragilisé et perdre la confiance nécessaire pour s'engager dans une pente raide. A la redescente, nous avons fait deux fois le passage, dans la forêt, à gauche de la piste noire. Pour info, il a fallu 8'44'' au plus rapide pour faire l'ascension de ce "petit couloir", (record à battre! ;-) ) en sachant que dans le groupe de 12 personnes, il y a eu 4'10'' d'écart dès le départ de ce petit challenge, rien que sur les manips de peaux.

Retex de l'encadrant: J'ai beaucoup apprécié faire cette course à l'arrière. Le début de la course dans la forêt où il fallait rester concentrés sur ses skis, donnait à cette horde silencieuse une force mystérieuse. Tels des Sisyphe, chacun poussant sa pierre, nous suivions les traces de l'ouvreur, en voyageant dans nos pensées. 

Photos: suivre le lien: https://photos.app.goo.gl/itjfSHSobvBCWEF77

François W., Matthias R. .