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Samedi 4 janvier 2020 : Pic de la mine du col de Porté-Puymorens.

Météo: grand soleil, vent froid au col, s’atténuant sur la montée.

Neige :  Très bien décrite par le BERA (lien ici pour ceux qui ne connaissent pas: http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-montagne/bulletin-avalanches puis cliquer sur le massif puis cliquer sur le secteur. Attention, il y a un BERA qui est publié chaque jour à 16h00), à savoir très dure le matin, quelques zones de neige sèche légère en face nord. Neige légère que nous n'avons pas eu car le secteur est trop venté. A la redescente, malgré le soleil, neige dure jusqu’en bas. Attention, des cailloux tout juste affleurants pour une grande partie du parcours.

Groupe : 3 participants + 1 encadrants:  La course n’était pas indiquée au programme du CAF. Il y avait Nicolas Sans qui proposait une course samedi, et vu le nombre de personnes, j'ai proposé cette rando "débutant". 4 personnes étaient intéressées pour le WE. Les participants n'avaient jamais fait de ski de rando mais étaient super motivés. Par ailleurs, tous étaient skieurs "de piste" venant essayer le ski de rando, et non des personnes qui voulaient apprendre le ski via le ski de rando. Cela a son importance car il est nécessaire de savoir descendre tous types de pentes, avec tous types de neige (on se moque du style, mais il faut descendre). Le fait que nous soyons 3+1 a permis au groupe d'être en confiance, et d’acquérir de très bons automatismes à la montée (cf notamment la vidéo de la belle conversion, avec les skis perpendiculaires à la pente et stables avant de se lancer, et une fois la première jambe tournée, la rotation du ski au plus près de la chaussure).

La course : Belle rando, très très progressive dans l'effort, sans aucun passage exposé. Après un rappel complet sur la recherche de victimes d'avalanche avec le DVA, nous partîmes. Le départ du col est un faux plat, assez long qui permet de rappeler qu'il faut faire glisser le ski dans sa marche, et non soulever le ski. Dès les premières pentes souples, nous avons fait le choix de prendre un vallon court mais raide pour s'essayer aux conversions. On a mis les couteaux pour avoir de l'assurance. Essai réussi.  En cours de route, cette pratique étant assez spécifique avec du matériel spécifique, on a laissé un participant au soleil pour se reposer, puis un autre juste sous le sommet. Le dernier participant et moi-même sommes montés prudemment au sommet, en prenant appui sur les pierres, car nous n'avions pas de crampons piolet.

L'après course : Nous avons profité des sources chaudes de Meyrens-les-vals, après 20 minutes de marche à partir de l'auberge du Nabre de 17h30 à 18h30, avec une tombée de la nuit magique -ciel clair, lumière féérique- avec une température de l'air à 4 °C, pour une température de l'eau à 25°C. Le champagne nous a bien aidé à atteindre cet état de béatitude.

Retex (retour d'expérience) de l'encadrant: C'était une première pour moi, premier encadrement seul, et première fois que je faisais cette course. Rando très facile sans aucun danger, avec un engagement physique très progressif. Parfaite pour débuter.  De mon côté, j'ai constaté qu'il était aussi nécessaire d'avoir une pince car un bâton restait bloqué.  J'ai choisi ce secteur car, we de la fête des rois oblige synonyme de grande fête pour les Espagnols, je voulais éviter de faire de la route pour aller à Baqueira. Comme c'était une première pour les participants aussi, nous avons pu échanger sur ce qui nous amène à faire cette pratique sportive, sur la posture de l'encadrant (encadre-t-on pour rechercher une bonne image de soi, ou pour partager notre passion, ou les deux), enfin sommes-nous vraiment libres de nos choix (les profils sociologiques très semblables des participants tendent à prouver que la pratique n'est pas si ouverte). A ce propos, je renvois vers l'article des chercheurs Perrin-Malterre et Chanteloup 2018 qui décrit le profil sociologique des pratiquants de ski de randonnée dans les Bauges (massif au dessus de Chambéry) (article ici : https://journals.openedition.org/rga/3924) et d'un autre article de Perrin-Malterre 2019, sur la pratique du ski de rando et de sa perception  (article ici : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02340137/document). C'est assez marrant de se retrouver dans certains des profils décrits, de constater que là aussi, il y a des pratiques genrées.

Nuit: On était 4 à dormir à Meyrens-les-vals, avec demi-pension, à l'auberge du Nabre, 37 euros la nuit en demi pension  :http://www.aubergedunabre.com/   

Il y avait seulement 6 couverts ce soir là, on a donc été choyés, avec en plus de la saucisse, des œufs sur le plat pour la purée (car "c'est délicieux" dixit la charismatique cuisinière), et des madeleines pour le café.  On recommande.

Photos :

https://drive.google.com/drive/folders/1PEsWQGSVA1I32oCFh0iJ43xFEpzoiTvU?usp=sharing

Dimanche 5 janvier :  Refuge du MontMalus depuis Grau Roi.

Météo: grand soleil, pas de vent.

Neige : Identique à la veille, nous avons trouvé de la bonne neige sous le col du mont Malus, en face nord. En face sud, à 14h00 la neige était dure et soufflée, sans être décaillée par le soleil, ni à 15h00 d'ailleurs.

Groupe : 3 participants + 1 encadrants : 1 participant de la veille nous a quitté le matin pour cause de blessure, 1 autre nous a rejoint le matin à Meyrens. Dès les premiers pas , 1 participant de la veille a stoppé la rando pour cause de douleurs aux tibias. Finalement, groupe de 2+1.

La course : Beaucoup de monde dans la station en ce WE de la fête des rois. Beaucoup de monde tant que nous longions la piste. Nous nous sommes essayés au chemin entre les gros cailloux enneigés mais les conversions devenant compliquées on s'est rabattu sur le bord de piste. La montée au col s'est faite facilement. On a mis les couteaux sous le col, les deux dernières conversions nécessitaient de les avoir car la neige était bien dure. Après prise d'infos auprès de chacun on a poussé jusqu'au refuge.

Retex de l'encadrant:  "La montagne, ça vous gagne". La montagne à travers le ski de rando, est un apprentissage sur soi, sur ses capacités techniques, physiques et mentales. En cas de défaillance de l'un des nôtres, il est nécessaire de voir les points bloquants et d'accompagner la personne pour qu'elle surmonte ces points bloquants.  Je conseillerais à cet égard les excellents ouvrages de mythologie de Muriel Szac, 'les feuilletons de ..." https://lesfeuilletonsdelamythologie.fr/ qui permettent de raconter des histoires afin que l'esprit de l'auditoire soit capté par les aventures d'Artémis, d’œdipe, et consorts, oubliant ainsi sa fatigue ou ses craintes.

Photos :

https://drive.google.com/drive/folders/1Zgy5dc-8CnV9gQpu-fbh67iyfmEJvHnS?usp=sharing

 

Merci aux cafistes pour ce super WE.

Matthias R.