Il y a bien longtemps (vers le XIeme siècle), l'hospice de France et l'hopital de Benasque accueillaient, chacun de son coté de la frontière, les pélerins de la route de Saint Jacques et les commercants passant le col entre la France et l'Aragon. Ce weekend ce fut le tour de nous les cafistes toulousains ainsi que quelques autres d'y passer,
Samedi au départ de l'Hospice de France (1370), les participants d'un trail (2 Heaven 50km, une bonne petite centaine...) nous accompagnent dans la montée jusqu'au pas de l'Escalette (2380). On vire à gauche avant le pas pour le premier sommet du weekend, le Soum de l'Escalette (2468). La vue vers le massif de l'Aneto commence à se dégager, c'est très joli. On poursuit ensuite vers la porte de la Picada (2478), et au final tout le monde est motivé pour monter au Pic de Sauvegarde (2736). La vue vers le massif de l'Aneto a évolué tout au long de l'apres-midi, et depuis le Sauvergarde on le voit de face, on devine aussi le Sacroux à l'Ouest, objectif de demain. La vue est magnifique. On repasse en France au port de Vénasque (2444), on redescend pour être à 17h au refuge de Venasque où nous passerons la nuit. Bonne surprise, pile poil quand on arrive un musicien est là et commence un concert face aux lacs de Boum, chansons françaises au programme, très cool pour l'apéro (pour la petite histoire, le gars a monté un sac de 28 kg, avec guitare ampli etc, il aimerait faire ça en itinérance l'été prochain et il se dit qu'il va falloir alléger le sac..). Bilan du samedi, 1600 D+, 730 D-, 14 km.
Dimanche, on retourne en Aragon, à nouveau depuis le port de Vénasque. Les lumières ont changé depuis la veille, le massif de l'Aneto est bien éclairé. On continue à l'est toute, on comprend que le Sacroux identifié la veille n'est pas le Sacroux, c'est celui plus à droite. On descend jusqu'à l'ancien hôpital de Vénasque (1780), dont les ruines témoignent d'un emplacement pas judicieux de la première construction et de quelques autres qui ont suivi (couloir d'avalanches..., un panneau nous a tout expliqué). Ensuite direction le Col de la Glère (2367). En continuant de monter on change encore d'avis deux ou trois fois sur lequel des sommets est le Sacroux, et finalement on comprend que c'est juste le petit truc à droite... La partie finale est quand même cotée T4, il y a quelques passages un peu expo en dalle, pas difficile et qui passeront bien sur les fesses à la descente. Au sommet la vue est très belle, on se dit que le pic tout la haut en face on y était hier, on voit aussi désormais la chaine de l'Aneto de coté, et aussi la chaine du luchonais (Maupas, Boum etc.) . La descente après le col de la Glère nous amène au cirque du même nom, on fait une petite trempette, et ensuite un autre grand moment d'histoire est face à nous. Le chemin de l'Impératrice, du nom de l'Impératrice Eugénie (la femme de Napoléon III) qui aurait fait cette rando à dos de porteurs. Nous sommes émus à l'idée d'emprunter le même chemin que l'Impératrice. Le chemin est quand même longuet, sans grand intérêt à part d'être dans la forêt et on est content de rejoindre l'Hospice de France où une dégustation de grosses coupes glacées clot un joli weekend, avec des participants très cool et en forme (Marina, Ema, Andy, Thomas, William), un des sommets les plus difficiles à identifier de tous les Pyrénées, et nos pas dans ceux de l'histoire. les chiffres du dimanche D+ 1200, D-2070, 19 km.
La carte (samedi en bleu, dimanche en rouge) :

Quelques photos :
























