week-end 16-17 mai 2026 : Andorre et Soulcem
Participants : Armand, Ugo, Miguel, Guilhem
Encadrants ; François Weiss, Nathalie Gauthier.
Samedi 16 mai :
le projet était de skier au pic de Serrère par l’itinéraire andorran du val de Ransol ; la prévision météo donnait une couverture nuageuse venant d’ouest, qui devait s’arrêter plus ou moins à la frontière France/Andorre.
Le RDV fut fixé à 7h au parking de la cité de l’espace et avec deux voitures pour 6, nous primes la direction du port d’Envalira (2400 m).
En arrivant là-haut, nous vîmes l’amoncellement de nuages du côté du pic de Serrère et puisque les pistes de la station Grandvalira étaient encore bien enneigées, nous décidâmes que ce serait le spot de la journée.

Une première descente nous conduisit côté est, vers le Pas De La Case et la remontée se fit en direction du pic Blanc d’Envalira.



La descente face nord-ouest du Pic Blanc fut exceptionnelle, du fait de la pente assez prononcée et de la fine couche de poudreuse tombée dans la nuit.


Après la pause repas au pied du Pic blanc, nous fîmes plusieurs tricotages côté Est, et côté Nord,

Et après une dernière remontée vers le port d’Envalira, 1100 m de dénivelé furent réalisés.

Après le retour aux voitures, le passage au Pas de La Case fut l’occasion de faire le plein de carburant bon marché et de marchandise détaxée.

La photo est floutée pour éviter toute polémique avec la douane.
Dimanche 17 mai :
En prévision de la randonnée du dimanche à l’étang de Soulcem, j’avais réservé la nuitée au gîte de la Tuto, au-dessus du village d’Auzat (https://www.gite-tuto.fr/) .
Franck et Sabine les propriétaires de ce gîte très moderne, ouvert seulement depuis le 1er mai, nous ont accueillis chaleureusement en ½ pension, dans des dortoirs confortables possédant une literie de qualité.
Leur disponibilité pour fournir le petit déjeuner à 5 h le dimanche matin fut une gentillesse qui permit de finir la randonnée en avance, avant les orages de l’après-midi.
Le projet du dimanche depuis l’étang de Soulcem était soit le pic de Canalbonne (2914 m), soit le pic de la Soucaranne (2902 m).
Une fois arrivés au parking de l’étang de Soulcem, la vision des premières pentes de la montée vers Canalbonne nous fit choisir la direction du pic de la Soucaranne.

Au parking de l’étang de Soulcem (1650 m), le départ fut donné à 6h30 pour un portage des skis sur 3 km en fond de vallée, puis sur 300 m en pente orientée Est.


Le chaussage des skis a été effectué vers 2050 m à 8h15, sur les premiers replats.

Les 500 m de montée vers le port de Roumazet (2571 m) sont exceptionnels par la sensation d’immensité et de plénitude.
Ici le passage près de l’étang de Roumazet :

Là l’objectif du pic de la Soucaranne en ligne de mire:

Puis la dernière pente avant le port de Roumazet :


Au port de Roumazet (2571 m) atteint vers 10h30, une surprise nous attend : la montée vers le sommet n’est pas suffisamment enneigée pour permettre la poursuite à skis ;

C’est en crampons que les 300 derniers mètres de montée seront parcourus.

Parfois sur les cailloux, parfois sur une neige bien portante.

Au sommet (2902 m) atteint à 12h15, la vision vers l’Andorre est majestueuse tandis que les nuages viennent assombrir le côté français.

La descente vers le port de Roumazet, parfois sur les cailloux, parfois sur la neige bien portante fut une formalité ;

Puis avec les skis c’est un plaisir intense au début, mais qui est ensuite limité car le réchauffement finit au fur et à mesure de la descente, par rendre la couche de surface lourde puis collante.


Avant d’attaquer la descente à pied, une pause méritée fut réalisée pour un repas plus copieux.
Le piolet peut parfois servir de couteau à fromage.
Après le portage nous atteignons les voitures vers 15h30.
Bravo aux participants pour la qualité de leur engagement sur les 1250 m de dénivelé réalisés, et pour la volonté manifestée : d’une part au portage, d’autre part lors de la montée en crampons vers le sommet.
Ce fut un grand moment sportif sans aucun doute.
François WEISS