Depuis début janvier, il pleut, il neige, les depressions se succèdent, les prévisions météo sont pas faciles, les jours classés risque 4 se multiplient, et ce weekend s'annonce encore compliqué à anticiper... On devait aller passer le weekend au refuge de Campana, le mauvais temps prévu samedi, mais aussi l'anticipation d'un nouveau weekend en risque 4 (de la neige avec un fort vent d'ouest était attendue, et est bien arrivée) nous font changer le fusil d'épaule. Un groupe whatsapp est créé, Laurent sonde les motivés, et quasi tout le monde est chaud pour une sortie dimanche à la journée, où les prévisions laissent espérer une petite fenêtre avec des éclaircies.... au final ça sera direction Portet de Luchon pour monter au Pouyaué, en restant sagement dans des pentes faibles (<25 degrés), sans aller haut (2060 max).
Rendez-vous qui pique un peu, à 6h à la gare de Portet (sur Garonne) pour aller à Portet (1h30 de Portet à Portet!). En arrivant au 2eme Portet, il fait pas bien beau, le jour se lève à peine, certains (mais pas tous) commencent à se demander qu'est ce qu'on fait là, qu'on aurait du rester peinard au lit et au chaud.... Mais comme au Caf on est des durs, alors on y va! Et on va pas le regretter,
Depuis Portet (1240), on monte en longeant la crète direction l'ouest, on passe par le Turon de la Caucade (1570), puis on arrive à la cabane de Cap de Cueu de la Coume (1680), où Francesco sort la pelle pour deneiger l'entrée, et on fait une petite pause abrité. Un paquet de schtroumpfs est sorti, les batteries sont rechargées. On poursuit notre ascension et on s'arrête à 1900 pour dépeauter et profiter d'une éclaircie pour une première descente. La neige est un régal, et on en profite jusqu'à 1500, un peu en dessous de la cabane. On repeaute, bien motivés pour remettre ça, et en effet on remet ça, cette fois ci jusqu'au sommet du Pouyaué (2060). Ca commence à se bâcher, mais pas tout à fait, puisqu'une éclaircie nous accompagne dans notre descente jusqu'à la cabane, encore une fois dans une neige excellente, puis nous prenons le temps d'un picnic bien mérité. Ca taquine un peu dans la conversation, on rigole, on est aussi un peu en Italie. La descente jusqu'aux voitures sera ensuite plus laborieuse, dans une belle neige collante et lourde, bien pyrénéene que les alpins ne savent pas ce qu'ils manquent, ce qui nous permet aussi de faire les cuisses et de travailler la technique.
Certains diront qu'une main de Fatma (pastille de paraffine pour farter les peaux et les skis) et le bon dieu nous ont protégé du mauvais temps, d'autres qu'on a eu de la chance, d'autres qu'on a juste été bon, en tout cas on était bien content d'être sorti skier ce dimanche,
les chiffres, 12 km, 1260 D+
les participants, Marion, Louise, Elisa, Isa, Francesco, William, Laurent
la carte:

quelques photos:














