L'objectif de ce weekend était d'aller skier dans le massif du Canigou. On aimerait monter dimanche au Canigou par la cheminée, mais la météo s'annonce pas si bonne que ça dimanche après-midi, on verra..
On a pas mal de route, rdv samedi qui pique un peu à 6 h au métro Rangueil. Les cerveaux ne sont pas encore bien allumés, le gps n'est pas bien paramétré et dans la voiture de la famille Hullins, c'est la panique! On tourne en rond dans le quartier pendant quelques minutes avant d'enfin trouver le canal et le bon chemin! Allez en route on récupère Alain un peu plus loin et direction les PO!
On démarre à 9h50 du col de Jou (1125), les sacs sont lourds car on va dormir en refuge non gardé, les skis et parfois les chaussures de ski sur le sac sur un bon trois quart du chemin jusqu'au refuge, en fait la maison forestière de Mariailles (1715). Il y a des nuages et un peu de soleil. Beaucoup d'arbres ont été couchés par les tempêtes hivernales, c'est l'occasion de montrer comment on est (ou comment on est pas!) souple, avec un sac lourd, des skis sur le sac et des chaussures sur les skis .... On est content car personne n'est arrivé avant nous, les matelas seront pour nous, ouf! (on avait prévu quelques matelas gonflables au cas où). On marque le territoire en laissant quelques affaires, on picnique, puis on repart direction le refuge de Pla de Guillem (2260), bien recouvert de neige. La descente est assez ludique, on longe d'abord un ruisseau (couloir facile), puis on navigue dans la foret. La neige est parfois lourde, parfois plutot bonne. On recharge nos gourdes (et une poche de 6L) à une source (1870 en bord du chemin d'été) qu'on avait repérée en montant, puis direction le refuge. Il y a encore des arbres couchés sur le chemin, c'est pas toujours facile de passer avec les skis.... Au refuge, on s'installe enfin, on cherche du bois, atelier découpe avec Christophe au top (Marie-Loï avait monté une scie), puis un magnifique feu pour notre soirée, c'est le grand luxe dans un refuge tout confort. Petit apéro avec cacaouètes et petits gateaux apéritifs, puis miam les plats lyophilisés, Vers 20h30, 5 espagnols débarquent à la nuit, cool les espagnols et pas inquiets du tout d'un refuge non gardé potentiellement plein ! Bon ca passait juste, on trouvera de la place pour tout le monde, Dégustation d'un elixir amené par Marie-Loi, une petite partie de cartes (Rémi finit Trouduc, il portera la corde demain), on rigole bien et au dodo! Les chiffres du samedi, D+ 1200, D- 650, 12,5 km.
Dimanche, réveil à 5h45, départ à 7h, et le début pour rejoindre le refuge Arago est bien galère. Chemin avec neige dure qui alterne avec pas de neige, on met les skis aux pieds, parfois on les porte à la main parfois sur le sac, on sort les crampons pour un passage un peu expo, enfin beaucoup de manips, quelques petites glissades sans conséquence, mais on se rend compte qu'on est fatigué aussi. Petit à petit on commence à se faire à l'idée que peut-etre on n'ira pas jusqu'au sommet, et un consensus émerge sur un plan B, avec une boucle par les crètes afin d'éviter le chemin entre Mariailles et Arago au retour. C'est ce qu'on décidera de faire un peu plus tard. Un beau soleil s'est installé lorsque nous sommes enfin au refuge Arago (2120), lui aussi couvert de neige. Les paysages sont magnifiques, on se régale. On a un peu de réseau, on checke la météo qui nous dit que le mauvais temps va arriver en début d'après-midi, comme c'était prévu. On pousse au bout du vallon jusqu'à 2360, pour jeter un oeil au Canigou, qui nous semble en bonne condition, mais c'est déjà décidé qu'on n'y ira pas (il restait encore 400 m et la cheminée, et puis Pierre nous attendait 200 m plus bas et on devait le rejoindre). Au moment du demi-tour, on croise nos amis espanols qui eux veulent bien aller au sommet! On redescend pour picniquer avec Pierre, puis direction les crêtes sous un soleil écrasant. Ca se bâche lorsqu'on arrive à la Porteille des treize vents (2620), ce col il porte vraiment bien son nom. A partir de là on bascule dans un autre exercice, le ski de randonnée au GPS... Alain et Guillaume sont à la manoeuvre, dans ce genre de situation on trouve que c'est pratique des encadrants CAF qui savent s'orienter!... On passe en position descente pour basculer 50 m plus bas, de l'autre coté de la crête, puis on repeaute et direction le Puig Roja (2724). On suit ensuite la crête, en passant par le Pic de Bassibès (2637) et finalement on rejoint le Pic des Sept Hommes (2650). La descente continue au GPS, on rejoint le col des Boucacers (2280) et le Pla Guillem, puis à travers la foret on rejoint la descente de la veille, puis la source pour un dernier plein, puis le refuge sous une neige qui devient de la pluie. Et qui on retrouve, les 5 espagnols à l'apéro, tous surpris de nous voir arriver si tard! c'est le monde à l'envers... et ils ont fait fait le Canigou en AR, ils nous disent que c'était top, peut-être qu'on aurait du faire comme eux, enfin il ne faut jamais rien regretter et notre journée elle a aussi été forte. Heureusement, la fin de la descente jusqu'aux voitures se fait au sec... On arrive presque à la nuit au parking, apres quasiment 12 h non stop, une rando pleine et bien costaud... Les chiffres du dimanche, D+ 1500, D-2100, 24 km
On va s'arrêter en route manger une pizza sur la route, puis zou pour rentrer assez tard à Toulouse.... On est bien claqués, et super contents de notre weekend. Le groupe était très sympa, de l'entraide, des blagues, un beau feu, du génépi, des izards vus à plusieurs reprises, et un super cadre pour un beau weekend de plus en montagne!
Les participants : Alain, Guillaume, Marie-Loi, Pierre, Rémi, William, Camille, Christophe, Adrien
La carte : (samedi en rouge, dimanche en bleu)

Quelques photos :
















